Comme dieu le veut

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Comme dieu le veut Details

Rino Zena et son fils Cristiano vivent dans une plaine trempée de pluie, dans une ville qui pourrait être n’importe où. Si Cristiano est un collégien ordinaire, avec les mêmes passions et faiblesses que tout adolescent, Rino n’est pas un père comme les autres : chômeur alcoolique et profondément fasciste, il vit sous la surveillance des Services Sociaux qui menacent de lui retirer la garde de son fils. Malgré l’amour viscéral qu’il a pour Cristiano, il l’éduque dans la violence et la force brutale. Tous deux luttent pour survivre et pour rester ensemble, avec une sorte de dignité dénaturée, en compagnie de deux étranges amis : Quattro Formaggi, qui a presque perdu la tête après avoir été foudroyé, et Danilo Aprea, quitté par sa femme et très marqué par la mort accidentelle de sa fille. Rino, Danilo et Quattro Formaggi forment un trio de petits malfrats, un clan passionné de camarades qui prend le jeune garçon sous son aile. Un jour, ils décident qu’il est temps d’améliorer leur existence misérable en fracturant un distributeur automatique de billets. Et c’est par une nuit de tempête, que les personnages de cette fable apocalyptique partent pour le casse salvateur. La pluie, les crues du fleuve et la boue qui ravagent cette plaine détrempée vont engluer aussi les personnages. De l’ombre sort alors l’adolescente dont Cristiano est secrètement amoureux, qui va changer à jamais leur destin… Au delà de l’étude de la relation père-fils, Ammaniti dépeint ici une Italie dévastée par la vulgarité et l’abrutissement consumériste, une Italie aux paysages de centres commerciaux et d’entrepôts. Autour, la misère des laissés-pour-compte, la férocité des pauvres explose de manière dévastatrice. La tendresse de l’auteur envers ses personnages imprègne d’une profonde humanité ce roman où cohabitent horreur et humour désenchanté.

Reviews

...mais le diable de traducteur dispose !Le roman, parfaitement tenu, noir et singulier, est assurément épatant. Je l??ai lu, avec un plaisir fou, en songeant, quasi immédiatement, au somptueux Dogman de Matteo Garrone.Nonobstant, force est hélas d??observer que la traduction paraît curieusement maladroite.L??éditeur qui publie sans relire, est certes seul responsable des nombreuses coquilles émaillant le texte : ainsi, l??affligeant « pour les gens qui ne veut... » (page 516) est assurément imputable à l??impéritie de Grasset.En revanche, s'il semble évident que chaque personnage s??exprime dans une langue qui lui est propre (page 532 : c??est évidemment Pierrolin, adolescent, qui ne fait pas l??accord avec le COD « poésie »), les fautes du narrateur, qui ne peuvent participer d??aucune singularité, sont exclusivement celles de la traductrice. Quelques exemples piochés dans les dernières pages :- «...par plus de sécurité... » (page 509) : la formule est à tout le moins étrange quand il eut été si simple d??écrire « par mesure de sécurité » ou « pour plus de sécurité » ;- «...autour de lui un souvenir à emporter avec lui... » (page 518) : la formule est certainement pléonastique ;- «... quelle idée vous êtes-vous faite.. » (page 522) : grossière faute d??accord ;- «... c??était lui celui qui savait... » (page 523) : la phrase précédente étant « c??était lui, le seul, à pouvoir l??accuser » il y avait assurément (ne serait-ce qu??en reprenant « c??était lui, le seul ») moyen d??épargner au lecteur une lourdeur qui doit frôler le solécisme.Pour autant, ces imperfections ne sont en rien rédhibitoires. Il est bien connu que le diable se cache dans les détails, surtout quand il fait profession de traducteur...

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